Marc Nerbonne soulève un questionnement sur le rapport que l’homme entretient avec son environnement et les autres êtres vivants qui le composent. Qu’il s’agisse des avancées technologiques incompatibles à l’équilibre naturel ou encore de l’empiétement de la race humaine sur le territoire vacant, cultivé ou sauvage, les premiers signes de nos débordements, ne sont malheureusement souvent dénoncés, qu’une fois avoir créé des dommages irréversibles. Notre ambition à faire de ce monde un monde meilleur pour l’homme n’est certes pas toujours la meilleure façon d’y parvenir pour un maintien d’une qualité de vie à long terme. On semble oublier que nous ne sommes pas les seules à peupler les grands espaces.

La démarche de son travail traite de ce sujet. Ses tableaux se composent d’éléments tirés de photographies documentaires qu’il a pris d’animaux écrasés sur les routes du Québec dans la période de 2007 à 2010, avec lesquelles il construit différents personnages. Le montage électronique transféré sur panneau lui sert d’ébauche à la composition finale qu’il réalise avec divers médiums, tels l’acrylique et l’encre. La contemplation de ces « portraits insolites » frisant l’horreur crée une sorte d’interaction entre ceux-ci et la personne qui regarde le tableau. Bien que sa peinture puisse sembler obscure, elle ne s’incline pas devant le message.

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