Après mille et un jobs, je décide tardivement d’entreprendre des études en scénographie, au Conservatoire d’art dramatique de Québec. Ces trois années d’études, par un concours de circonstances extraordinaire, m’amènent à Paris où ma passion pour le collage se révèle véritablement. Mon absence dans les départements d’arts visuels au niveau universitaire, s’explique sans-doute par un sentiment de crainte qui m’habitait, et qui, à tort ou à raison, persiste encore aujourd’hui, sur l’influence d’un certain académisme uniformisant, qui privilégie un discours intellectuel exacerbé, au détriment de l’œuvre proprement dite. La nature plutôt rebelle et quelque peu irrévérencieuse qui me caractérise aurait eu du mal à s’adapter.

A Montréal, je commence à exposer mes œuvres à l’Inspecteur épingle, une taverne renommée pour ses événements artistiques alternatifs, où mes travaux semblent être remarqués. Cet engouement inespéré me donne le coup d’envoi pour poursuivre l’aventure. Au fil du temps, mon travail se précise au niveau technique, et sert de mieux en mieux les idées qui m’inspirent. Cette recherche s’intéresse notamment aux paradoxes de nos sociétés, du fabuleux monde des apparences, et conséquemment de ce qui peut s’y dissimuler.

Je vis et travaille toujours à Montréal, dans un appartement d’Hochelaga où mon atelier y est aménagé. Je terminais récemment une série de portraits sur l’incarnation de la reine Elizabeth 1ère au cinéma et à la télévision, illustrant ainsi le rapport du pouvoir dans toute son extrême exubérance et son glamour. Il va sans dire que je suis toujours nourris par ce feu sacré pour le collage, en gardant l’esprit inlassablement ouvert sur de nouveaux projets.

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