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Publié le 22-10-2013

Influencé depuis son plus jeune âge par des artistes comme Jim Henson, Maurice Sendak ou Jack Kirby, l’artiste Tyson Bodnarchuk affiche son obsession artistique : dessiner des monstres. Originaire de Winnipeg, Tyson Bodnarchuk a élu domicile à Montréal il y a quelques années pour parfaire son art. Depuis, l’amour monstre de Tyson Bodnarchuk est sans conteste un élément majeur de la scène artistique montréalaise. Notre collaboratrice Johanna Pocobene a parlé à Tyson afin de découvrir ses inspirations.

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Johanna Pocobene: Pouvez-vous en dire quelques mots sur votre enfance ?

Tyson Bodnarchuk: J’étais un enfant hyperactif, très énergique. Ma mère était photographe de profession et aimant l’art sous toutes ses coutures, elle m’a encouragé à dessiner. Quand j’étais enfant, je créais des livres pour moi-même. Je dessinais et inventais une histoire dont j’étais le héros, à la manière des comics. Au départ c’était surtout des animaux  puis j’ai commencé à dériver vers les monstres. Cela m’a fasciné très jeune. Ce sont d’ailleurs mes premiers souvenirs d’enfance.

JP: Quelle a été votre première expérience artistique ?

J’ai commencé à peindre en 1996. Tout a commencé quand j’ai pris mon premier appartement, je voulais le décorer à ma façon. Je peignais chez moi et c’est là que j’ai découvert que mes amis aimaient réellement mon travail, alors j’ai commencé à réaliser des toiles pour eux, aussi. Un ami en particulier m’a encouragé à exposer dans une galerie. C’est ainsi que j’ai réalisé ma première exposition en 1999 puis une autre en Décembre 2001 “Winter Solstice” à  St. Norbert,  et  toutes celles qui ont suivi.

JP: Vous êtes influencé par l’horreur, les films de sciences fiction des années 50/60, les bd EC, le rock and roll… Qui sont vos monstres et personnages de prédilection? Pourquoi cette fascination pour les monstres?

Je n’avais jamais pensé à cela jusqu’à dernièrement. Etant un enfant des années 80, les couleurs et ambiances que j’utilise ressemblent  beaucoup à celles qui existent dans Star Wars. J’ai toujours adoré les créatures et les figurines alors c’est peut-être inconscient mais cela représente le gros de mon inspiration.  C’est amusant car j’ai des figurines que j’ai conservé de mon enfance. Ces pièces restent une belle source d’inspiration.

JP: Originaire de Winnipeg, vous avez choisi de déménager à Montréal. Est-ce que cette ville joue un rôle particulier dans votre œuvre?

Absolument. Winnipeg est une ville d’où viennent beaucoup d’artistes, en revanche, personne ne reste dans cette ville. J’allais souvent seuls aux vernissages car j’avais une réelle soif d’apprendre sur l’art. En revanche, les œuvres que je voyais à Winnipeg ne me ressemblaient pas. Plus le temps passait plus j’avais envie de voir ce qui se faisait ailleurs. En déménageant ici j’ai rencontré beaucoup de personnes dans le milieu et  j’ai eu la chance d’avoir de belles collaborations qui ont nourris mon inspiration. Plusieurs de ces collaborations  ont mené vers des amitiés durables et du travail régulier.

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JP: Pour souligner le lancement de sa Fiesta 2014, le constructeur automobile Ford avait invité neuf artistes à se servir de la voiture comme source d’inspiration dans une campagne signée par le bureau torontois de Young & Rubicam. Vous avez fait partie de ces artistes, comment cela s’est passé pour vous ?

Avoir travaillé pour l’entreprise Ford est une très belle expérience. Cela nous  a permis à tous d’avoir une belle visibilité, nos œuvres recouvraient les murs des stations de métros. Gracieusement l’entreprise avait choisi de ne pas afficher leur logo de façon ostentatoire, ce qui nous  a surpris. Lors de cette campagne, plusieurs personnes nous ont approchés pour savoir si c’était la ville de Montréal qui nous avait embauchés. Il est facile d’avoir des mauvaises expériences avec des compagnies aussi importantes mais dans le cadre de cette campagne ce n’était pas le cas. Je dois même dire que quelques autres contrats ont vu le jour par la suite.

JP: Vous appartenez au collectif En Masse – un collectif d’artistes émergents montréalais issus des domaines du graffiti, de la BD alternative, du design et des beaux-arts travaillant ensemble à la confection de murales en noir et blanc – Quel impact le travail collectif a-t-il  eu sur votre processus de création ?

Les personnes qui participent au collectif sont des personnes enrichissantes. Initialement je n’avais jamais travaillé avec un groupe de gens inconnu, je travaillais uniquement avec des amis ou des gens proches. Au début, je dois avouer que j’étais un peu nerveux, mais au final c’est une des meilleures choses qui soient arrivé dans ma carrière artistique. Cela permet de réfléchir à la manière d’aborder son art par exemple car plusieurs autres personnes doivent ajouter leurs arts au sein de ton œuvre. Cela permet de réaliser combien la composition et le sujet sont très importants dans ce cas précis. Finalement cela a été un bon exercice pour m’aider à surmonter ma peur de travailler devant des inconnus. Je suis fièr du résultat.

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JP: Le dimanche 2 juin, dans le cadre de l’initiative Piano des villes, piano des champs de la Ville de Montréal, en partenariat avec Kids POP, vous et votre collègue illustrateur James Braithwaite avaient transformé un vieux piano en « piano monstre » devant la bibliothèque du Mile-End. Vous avez également travaillé avec des enfants, quelle est leur réaction face à votre travail ?

C’est un réel exercice de modestie et c’est impressionnant car les enfants sont spontanés. Plusieurs ne me croyaient pas quand je leur expliquais que c’était moi qui avais peint ! (rires) Ce qui était amusant c’était de voir leurs propres dessins de monstres, cela me remettait dans le contexte de mon enfance et j’imaginais ce que j’aurais peint à leur place.

Sinon, je passe régulièrement devant le métro Laurier en revenant du travail et je m’arrête pour prendre des photos des personnes qui en jouent… Parfois, je me dis qu’il faut que j’arrête de faire cela (Rires)

JP: Après des années de dessins monstrueux… Qu’est ce qui reste nouveau pour vous lorsque vous peignez ces créatures ?

Je ne sais pas. C’est une obsession ! En réalité, je ne peux pas m’arrêter. Jim Henson a toujours été d’une grande inspiration. La création de ces monstres m’a toujours parlé et pour moi c’est une volonté d’en créer toujours plus. Souvent je réalise après les avoirs crée qu’ils sont directement inspiré de ma vie personnelle. Par exemple, je commence à fréquenter une nouvelle fille et subitement les monstres se font des câlins ou alors lorsque le temps est maussade comme lors des journées de pluie, mon monstre sera à son image : gris.

Pour en savoir plus sur Tyson, visitez son site web.


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