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Publié le 11-09-2013

Par Johanna Pocobene

camNovak

Très jeune, Cam Novak se prend d’amour pour la peinture et le dessin, mais déteste les exercices académiques qu’il suit à l’école. Il suit d’abord un cheminement autodidacte, dit libre et indépendant à l’image de ses œuvres. Des œuvres qui offrent l’illustration du mouvement et une certaine poésie, Cam Novak vous invite dans son monde altruiste  à base de peinture aérosol. Récit d’une rencontre à Montréal avec la collaboratrice Johanna Pocobene.

Johanna Pocobene: Qu’est ce qui t’attires dans le fait de réaliser des murales, des œuvres qui sont pourtant éphémères…?

Cam Novak: Le processus m’intéresse davantage que l’œuvre. Lorsque je suis en extérieur l’avantage est que j’ai la possibilité de rencontrer des gens et ainsi ne pas me sentir seul pendant les longues heures de travail qui m’attendent. Je communique beaucoup avec les sans-abris par exemple, ils viennent me voir et me demandent ce que je suis en train de faire. À mon sens, c’est une bonne perspective artistique. Il faut reconnaître que tout le monde  n’a pas accès à la culture. Un sans-abri qui ne s’est pas lavé depuis six mois ne peut pas rentrer dans un musée ! L’art a la force également d’inspirer les gens. Un jour, une femme m’a abordé et m’a dit« C’est génial ce que tu as fait. Tu sais, je dors dans la rue et j’apprécie me réveiller chaque matin pour regarder ton mural. » C’est exactement ce que je recherche.

J’aime aussi les œuvres murales car c’est plus divertissant de réaliser des choses plus grandes que soi. En 2009, j’ai eu l’occasion de peindre sur un mur immense à St-Henri. C’était le premier contrat que j’ai obtenu. A ce jour c’est d’ailleurs aussi la plus grande œuvre que je n’ai jamais peinte. Quand le building a été démoli en 2012 et qu’il n’en restait que les décombres, je suis allé là-bas et j’ai pris un morceau du mur que j’ai ramené chez moi. Je l’ai toujours dans ma chambre. Je suis un peu triste mais heureux car cela restera un bon souvenir. Il mesurait environ 75 pieds de large par 25-30 pieds de haut.

JP : Dans tes œuvres, tu laisses une part belle aux couleurs vives, au mouvement… Les oiseaux semblent aussi être une source d’inspiration. Comment se déroule ton processus de création ?

CN : Avant je ne planifiais jamais mes œuvres. Je me décidais une fois que j’avais la bombe aérosol dans les mains. Aujourd’hui j’ai changé de méthode, je prévois d’avantage, d’abord pour éviter de gaspiller la peinture mais aussi car l’industrie artistique donne plus de crédit à une personne qui planifie au minima ses œuvres. Les oiseaux sont arrivés par hasard dans mes œuvres. La première fois c’était en 2009, lors de la réalisation d’une murale dont je parlais tout à l’heure, depuis ils sont restés. J’apprécie dessiner les ailes des oiseaux, en détails. Les oiseaux m’inspirent, le fait de voler surtout. J’aime l’impossible, si quelqu’un me dit « tu ne peux pas faire ça » je vais lui répondre : « si, je vais le faire ». Année après année, les oiseaux sont devenus un symbole de défi.

JP : Quelles sont tes références dans le milieu ?

CN : En ce moment, j’aime beaucoup le travail de Gaia, Nanook, Nunca, ETAM cru, LNY LNY, Fintan Magee , Roids, Sat One, Mear One and David Choe. Je m’inspire aussi des portraits d’El Mac, de Los Angeles. Matthew Connery également, j’aime la conception géométrique de ses créations.

camNovak3JP : Tu as lancé les « tournées d’art public » à vélo, un concept qui semble intéresser les montréalais, comment as-tu eu cette idée ?

CN : J’ai lancé l’idée lors du dernier festival mural en juin 2013 en prétextant que cela serait bon de montrer l’univers du street art montréalais et son historique. J’ai toujours fait partie de ce milieu depuis que j’ai commencé et, de ce fait, je connais les politiques et les choses importantes à savoir sur Montréal. Le principe est simple, c’est de réaliser un tour à vélo en expliquant chaque murale que l’on croise, son histoire et celle de l’artiste. Il est vrai que cela fonctionne très bien. Je me souviens pour la première tournée, il pleuvait nous étions seulement quatre. Deux parents avec leurs deux enfants dont un de seulement 11 mois. Il faisait froid mais nous l’avons fait ! Aujourd’hui il est nécessaire que je mette des restrictions avec un nombre de place limité à 20 personnes car cela a véritablement explosé. Je reçois beaucoup de demandes.  Je vais continuer de faire cela chaque semaine jusqu’à ce que cela perde de sa popularité. J’aime parler, j’aime le vélo et j’aime l’art donc c’est parfait pour moi.

camNovak2JP : Quels retours as-tu suite à ces tournées ?

CN : Pour le moment je n’ai eu que des retours positifs ! Les gens me disent que c’est intéressant, qu’ils ont pris du plaisir à écouter et à rencontrer des gens sur le tour. Ce qui est amusant c’est que des artistes sont venus aussi et ont pu apprendre comment fonctionnait la communauté graffiti montréalaise. Je pense qu’ils ont appréciés avoir des informations sur les différents crews dont ils ignoraient l’existence.

JP : Au mois d’août dernier tu as également participé au festival graffiti « Under Pressure » à Montréal, un éminent festival de graffiti. Comment cela s’est déroulée cette édition ?

CN : Cela fait dix-huit ans qu’Under Pressure existe. Sterling et la gang qui ont créé ça, comme Flow, méritent que ce festival soit davantage connu. Ce sont aussi des gens qui ont recours à ce qu’on appelle le « vandalisme » qui font partie de ce festival.

A titre personnel, je participe à ce festival depuis plusieurs années. J’ai appris énormément à chaque fois même si il y a des années où même si je me préparais, je réalisais des œuvres médiocres ! J’ai appris en regardant les artistes travailler et grâce à ce festival j’ai rencontré des artistes internationales que j’admirais. C’est un festival important pour la communauté graffiti.

JP : Dernière actualité personnelle… Une murale que tu viens tout juste de réaliser dans le quartier 21. Quelle a été ton inspiration pour ce projet ?

CN : Oui, la murale que je viens de terminer avec l’Éco-quartier Peter McGill, un programme d’action, de sensibilisation et de responsabilisation environnementale à Montréal, réalisé afin d’aider à embellir un nouvel espace vert situé dans une zone dénommée le «quartier 21 ». Cela est situé entre les rues St-Mathieu, St-Marc, St-Catherine et de Maisonneuve. L’année dernière ce même programme d’action a réalisé de nombreux petits projets pour rendre l’espace plus vert et lui donné un aspect plus écologique. Le mural a été fait pour représenter la lutte permanente de l’Eco-Quartier contre l’effet « d’îlot de chaleur». Ces îlots de chaleur urbains contribuent à la formation du smog, qui se forme lors de la réaction entre les rayons du soleil, la chaleur, les composés organiques volatils et les oxydes d’azote. Ils augmentent la température de la ville qui devient plus élevée.

J’ai trouvé qu’il était important que le mur soit très coloré étant donné que la zone environnante est plutôt grise et ennuyeuse à mon goût. Je souhaitais aussi qu’il y ait un élément humain qui se mêle à la nature et la ville. Mon désir était qu’il dépeigne la lutte pour ramener la nature dans la vie des êtres humains. La personne sur le mur met en scène la nature qui part de lui, tenant dans sa main droite une goutte d’eau. Les espaces verts et l’eau sont des outils importants dans la lutte contre le changement climatique et sont utilisés dans le plan du quartier 21.

Concernant l’aspect technique, le bâtiment était vraiment difficile à travailler étant donné qu’il dispose de deux fenêtres au milieu ainsi que de quelques fils électriques et d’une boîte noire sur le côté gauche que je ne pouvais pas peindre. J’ai essayé quelques techniques différentes que je n’avais jamais essayées avant et je suis satisfait du résultat.

 

 

 


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