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Publié le 28-06-2013

alanGanevBOT jasonBotkinBOT labronaBOT omenBOT peterFergusonBOT scanerBOT wiaBOTDu 17 mai au 16 juin 2013, la Maison du Conseil des arts de Montréal a accueilli l’expo The Beauty of Tragedy monté par le commissaire Alan Ganev. DÉCOVER s’est entretenu avec le CAM pour en savoir plus sur le projet.

DÉCOVER : Qu’est-ce qui a poussé le CAM à présenter un art plus jeune et urbain, quasi underground?

Conseil des arts de Montréal : Alors que le CAM a fait le vœu de soutenir de façon plus marquée, la relève, la diversité culturelle et l’émergence, il était intéressant pour notre institution de jeter un œil sur la scène plus underground de l’art actuel, de prendre le pouls de la jeune création, d’exposer les nouvelles formes d’expression d’une culture périphérique aux réseaux plus établis de l’art contemporain.

DÉ : Qu’est-ce qui vous a attiré chez Alan Ganev et ce groupe d’artistes-la en particulier?

CAM : L’invitation lancée à l’artiste et commissaire Alan Ganev fait suite à notre volonté d’offrir nos murs (même si cela semble paradoxal) à un art résolument urbain, entièrement tourné vers la rue et ses publics improbables, pour le sortir d’un relatif anonymat et de l’ombre portée des façades. Car, en donnant la parole et nos cimaises à 7 créateurs issus de pratiques métissées et qui puisent autant dans le dessin que dans le ready-made, le design que la bande dessinée, il était important de répondre aux besoins manifestes et grandissants d’une communauté qui se cristallise sur le phénomène du street art, en exposant les œuvres de certains d’entre eux tout en mettant l’accent sur des pratiques emblématiques de l’hybridité des médiums et des genres dont sont si friandes les nouvelles générations.

DÉ : Parlez-nous plus en details des artistes participant a l’exposition et des œuvres selectionnés.

CAM : Issu du monde de l’illustration dans lequel il est particulièrement actif, Peter Ferguson propose une œuvre étonnante qui amalgame au passé post-industriel de Montréal, un esprit carnavalesque et fellinien où les fantômes du vénitien Vittore Carpaccio et des canadiens William Notman et Adrien Hébert viennent hanter l’architecture de la ville à travers une grande richesse iconographique. Jason Botkin- cofondateur et directeur du célèbre groupe En Masse, présent à l’exposition Big Bang du Musée des beaux-arts de Montréal en 2011- et dont le bois découpé dans lequel est sculpté ce masque aux lignes nerveuses, rappelle l’hiératisme des statues de l’île de Pâques.

Omen fait surgir de la nuit et de sa bombe aérosol dont il est devenu l’un des plus habiles utilisateurs, des héroïnes lisses, car virtuelles, au croisement du manga et du cinéma fantastique.

Alan Ganev, cofondateur du collectif CEASE, découpe dans ses textures, des formes surréalistes : au-delà des références à John Baldessari et à André Magritte, il reconstruit un monde en soi qui nous renvoie aux noirceurs et aux splendeurs de l’inconscient.

Pour Labrona, muraliste doué, la figure devient une représentation de l’individu et de ses liens avec l’autre : tout se joue dans l’expression crue d’un drame intérieur qu’il met en à-plat sur une feuille de contreplaqué trouvée et dont le travail renvoie à l’esthétique mexicaine.

Wia, quant à lui, s’inspire de la culture populaire et du folklore nord-américain dont il détourne allègrement les codes : ses deux personnages portent une cagoule et une hache en guise de casque et de bâton de hockey, transformant les icônes intouchables d’un sport national en de redoutables bandits masqués.

Ironiquement, le tagueur Scaner, plus connu pour ses lettres géantes aux couleurs franches et que l’on associe à la technique du graffiti, les a compressées et dépouillées de leur exhubérance visuelle pour en faire une abstraction caméléonesque.

DÉ : Pourquoi le titre  »Beauty of Tragedy »?

CAM : Ensemble et décontextualisées, happées par l’architecture de la Maison du Conseil qui leur apporte une certaine forme de solennité, ces œuvres denses se nappent d’un silence mystérieux. Difficile de résister à la beauté tragique qui émane de chacune d’entre elles.


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